Les glaneurs de pommes de terre de l’ile de Ré
Un court arrêt dans le nord de l’ile pour voir une poignée d’avares des champs.
Certains récoltant courbés dans la rangée faite, d’autres -moins regardant- s’attardant dans la frontière verte pour ramasser plus facilement l’or aoc.
Le glanage, pratique très répandue jadis relevait en fait du parfait compromis pour l’agriculteur et le consommateur de tubercules, à l’image de la fleur et de l’abeille qui ont besoin l’une de l’autre pour s’épanouir. En remuant la terre, le grappilleur d’une main avide l’aère. Mais le glanage est normalement non invasif et se fait à la feuille – d’août ou de septembre – jaunie voir brûlée.
Certes le prix au kilo (à l’ascension 2010) de la patate rétaise est d’environ 2 euros en vrac et de plus du double emballé, mais de là à butiner le légume d’autrui dans ses rondeurs…













